العيد الذهبي لقسم اللغة الفرنسية جامعة طرابلس 1965-2015

Le Jubilé d’or

Du Département de Français

 Faculté des Langues / Université de Tripoli

Déjà 50 ans d’existence…de réalité vivante…et ça continue… !

            Créé en 1965, avec l’aide de l’UNESCO, en tant que l’un des trois Départements composant l’Ecole Normale Supérieure de l’époque, le Département de Français n’assurait ses cours à ce moment que pour dix étudiants seulement, alors qu’il n’y avait aucun membre du corps enseignant de nationalité libyenne. L’agence onusienne avait engagé des professeurs éminents de diverses spécialités, pour mettre en fonction le nouveau département naissant.

            Le Département de langue française a pris place donc aux côtés des départements scientifiques et littéraires au sein de l’Ecole Normale Supérieure, qui était une institution rattachée, lors de sa création, à l’Institut Technique Supérieur, et baptisée ultérieurement Faculté de génie civile, qui à l’époque dépendait de l’UNESCO.

            La première promotion du Département de français de 1969 comptait, huit étudiants ( 5 jeunes hommes et 3 jeunes filles ) dont le docteur : « Abdessalem Bebas » qui est devenu par la suite membre du corps enseignant. Citons leur noms respectifs :

1)Assia Abdelall …………2)Mohamed Zidane…………3)Mahmoud Dagdag

4) Abdessalam Bibas……5) Zorah Tantouch…………6)Karima Gretli

7) Sliman Sliman………….8) Hamed el Ghadi.

            En 1970, L’Ecole Normale Supérieure fut transformée en : Faculté de l’Education. Et le Département de Français a continué d’être l’une de ses principales composantes. En 1975, c’est-à dire après dix ans de son institution le nombre de promus a atteint le nombre de 22 étudiants qui ont obtenu la « licence de lettres et d’éducation / en langue française », quant au nombre de professeurs libyens, devenus membres du corps enseignant, il n’était que de 3 professeurs seulement. Par la suite le nombre de promus a dépassé le chiffre de 26 étudiants par an, et ce jusqu’en 1986, date durant laquelle a eu lieu l’annulation, par les autorités de l’époque, de l’enseignement des langues étrangères. Le Département de français, dont les enseignants sont restés en chômage technique, fut transformé, en une unité de recherche dépendant du Centre des Sciences Humaines.

Cette décision arbitraire d’annulation des langues étrangères a eu des répercussions négatives dont a vivement souffert et souffre encore le Département de français jusqu’à nos jours. Après la réhabilitation de l’enseignement des langues, en 1988/89, avec la création du Centre des langues, qui fut transformé plus tard en Faculté des Langues, la situation s’est améliorée et le nombre de promus par année a atteint environ 35 étudiants, et le nombre d’enseignants libyens, lui aussi, n’a cessé d’augmenter pour atteindre en 2003 : vingt-quatre enseignants libyens des doctorants pour la plupart.

En 1998, ce sont les membres du corps enseignant du Dépar-tement qui ont contribué à la création d’une unité d’études supérieures en langue française à l’Académie libyenne des Hautes Etudes. Des dizaines d’étudiants ont été les lauréats de cette nouvelle unité de formation.

Citons un échantillon des différentes promotions du département de français dès les années : 1973/74 :

15 jeunes hommes et 4 jeunes filles = 19 au total.

L’année : 1974/75 :

            20 jeunes hommes et 2 jeunes filles = 22 au total

L’année : 1975/76 :

            09 jeunes hommes et 6 jeunes filles = 15 au total.

L’année 1976/77 :

            12 jeunes hommes et 8 jeunes filles = 20 au total.

            Dans la période récente, et depuis 2003 la moyenne du nombre de promus de la Faculté des Langues a atteint environ 35 étudiants par an. En 2003 le nombre des étudiants inscrits au Département était de 400 étudiants et étudiantes, le nombre des promus a atteint 60 étudiants. On peut remarquer dans le même sens, que depuis des décennies, il y avait une grande participation du Département de français dans la formation de cadres hautement qualifiés qui ont occupé des postes importants dans la société en général, que ce soit dans le secteur des banques ou le secteur des affaires étrangères ou dans celui des médias ou bien comme enseignants universitaires ou bien comme instituteurs dans les écoles secondaires. D’autre part, le Département de français a joué dernièrement un rôle décisif dans la création d’autres départements de français qui ont vu le jour dans les différentes universités récentes des régions de l’ouest de la Libye : à Zawia, à Sabratha, à Zouara, à Tarhouna et à Gharian…

Nous remarquons donc clairement que, non seulement l’ampleur de la participation du Département dans la formation de cadres était grande et importante, mais il y avait depuis la fin des années 70 et  durant les années 80 et 90 de nombreux universitaires du Département qui participaient aux conférences et aux congrès qui avaient lieu à cette époque et qui étaient organisés par les différentes institutions du pays et dans les différents domaines.